En plein dans le processus électoral pour les élections présidentielles prévues en octobre 2020. Et la rentrée des classes frappe aux portes, dans quelques jours avant ces moments sociopolitiques forts de la Côte-d’Ivoire. Une confrontation avec ce jeu électoral qui s’annonce assez mouvementés. Comme pour les élèves, l’inquiétude des parents d’élèves, des enseignants va grandissant.
Zan Kehi P. parent d’élève exprime son inquiétude: »Normalement, aller aux élections présidentielles dans un pays devrait être une joie, mais avec ce qui s’est passé il y a dix ans en arrière, les ivoiriens sont allergiques à ces événements citoyens. La tension est tendue un peu partout et cela nous écœure. On ne voudrait pas courir le risque d’exposer nos enfants, c’est pour cela que nous sommes encore retissant ».
Tout comme les parents, les enseignants veulent sérieusement se rassurer qu’il n’aura rien et que toute tension sera apaisée, durant la période rentrée-élection. La date de la rentrée des classes pour eux est vraiment une épine dans les pieds.
»Le premier ministre a bien fait de vite prendre les taureaux par les cornes en calmant les ardeurs des uns et les autres. Notre prière est qu’on retrouve le calme, comme actuellement jusqu’aux élections. Les enfants doivent s’inscrire mais à vrai dire on a peur » note-t-elle.
C’est ce que pense Andréa Gooré, élève: ‘‘Mais cela ne peut rien enlever à nos ressentiments, nous sommes enfants donc soumis aux décisions du gouvernement et de nos parents. Sinon que la situation actuelle ne nous plaît pas du tout. S’inscrire pour la reprise des cours est bien beau mais que le gouvernement nous rassure qu’il n’y aura rien ». En classe de terminale, la future bachelière ne s’est pas empêchée d’interpeller les élèves qui participent aux événements politiques :
La réunion de la rentrée du lundi 7 septembre 2020 en dira assez avec la ministre de l’Education, notamment toutes les mesures sanitaires dans les écoles pour la lutte contre la propagation du covid-19 en milieu scolaire.
HORTENSE LOUBIA KOUAME
