Site icon LE DEBAT IVOIRIEN

Gouvernance en pays Acthan : le collectif des chefs des villages Tchaman planchent sur la gestion de leurs terres et le développement à  Yamoussoukro

Gouvernance en pays Acthan : le collectif des chefs des villages Tchaman ; ledebativoirien.net

Sous le parrainage du premier ministre, Robert Beugré Mambé, le collectif des chefs Tchaman de Côte d’Ivoire de la génération Tchagba, ont tenu leur premier séminaire de renforcement des capacités, à Yamoussoukro sur   » La gouvernance en pays Atchan » du 20 au 22 février 2026, à l’hôtel parlementaire. Une rencontre pour eux de s’outiller à la préservation et à la modernisation de leur héritage Acthan et bâtir une Côte d’Ivoire prospère, harmonieuse et respectueuse de ses racines dans la cohésion et la paix.

Les chefs Atchan de la génération Tchagba, réfléchi autour de plusieurs points concernant les problèmes, afin de se doter d’outils nécessaires dans l’intérêt de garantir la cohésion sociale, la paix et contribuer au développement durable de la Côte d’Ivoire.

Le président du collectif des chefs des 63 villages Tchaman, honorable Nangui Mages, Chef du village de Songon Dorgbe, a soutenu que les villages Atchan ont connu beaucoup de turbulences ces dernières années, cet atelier vient donc à point nommé pour renforcer leurs capacités. L’objectif c’est d’améliorer la gouvernance en pays Tchaman.

«  Les chefs sont les acteurs de développement, aujourd’hui avec la modernisation qui se mêlent au traditionalisme, nos villages étant en pleine capitale, cela entraîne beaucoup de turbulences dans nos villages, donc nous sommes là pour réfléchir à comment être les agents de développement, comment apporter ce développement à nos communautés en préservant la cohésion et la paix » a-t-il souligné.

Plusieurs thématiques ont été abordées et décortiquées en rapport avec la gestion des terres Atchan selon leur tradition en mixage avec la modernisation. Au terme des travaux, plusieurs résolutions ont aussi été élaborées afin de faire valoir les us et coutumes en pays Acthan.

Pour le président du collectif des chefs Tchaman de Côte d’Ivoire, leurs échanges enrichissants, leur ont permis d’avoir les acquis essentiels en leadership traditionnel, en gestion communautaire et en adaptation pour une vie moderne.

Surtout a-t-il soutenu que ces résolutions les engagent à porter plus haut, la voix du peuple Tchaman dans le développement de la Côte d’ Ivoire. Ces réflexions selon lui, apportent une lueur d’espoir à la jeunesse face aux défis de leur société. Honorable Nangui Magés s’est par ailleurs enthousiasmé de la restitution du tambour sacré.

 »’ Dans ce moment de choix collectif, nous tenons à exprimer notre éternelle gratitude pour la restitution historique de notre tambour parleur Guigui Ayokoue, trésor sacré de notre identité, merci au président Alassane Ouattara pour son implication personnelle, merci aux autorités ivoiriennes et françaises pour leur parfaite collaboration. Ooh Guigui Ayokoue, bon retour sur la terre ancestrale, à partir du moment où tu seras sur le territoire ivoirien, séjourne désormais honoré et protégé auprès des tiens » a-t-il manifesté.

D’autre part il trouve Yamoussoukro comme un symbole, car village de Félix Houphouët Boigny, qui fut un grand Chef traditionnel en même temps, chef politique et administratif qui selon lui, a su aligner toutes ces fonctions pour conduire son village au développement. C’est le model parfait, c’est un exemple parfait qu’ils voudraient donc copier.

D’après lui, les problèmes de Tchaman sont visibles parce qu’ils sont à la capitale, où toutes les institutions sont concentrées.

 » Et c’est à tout cela que nous sommes venus réfléchir comment nous pouvons régresser les tendances et polir l’image de notre peuple qui n’est pas le seul qui soit en proie aux problèmes de leadership » a-t-il précisé.

Le Député Maire de Songon, Brou Aloboué, conseiller technique du premier Robert Beugre Mambé, son représentant, a fait savoir qu’il s’agit de trouver des arguments qui leur permettront de mieux gouverner leurs différents villages. Il a ensuite relevé les problématiques liées à la succession à la chefferie chez les Atchan, expliquant le volet sacré d’une succession à la chefferie.

 » Nous sommes donc venus à Yamoussoukro pour que les gens sachent que, le monde entier et le monde Tchaman sachent que une fois on élit un chef, quel que soit les remous qui sont passés avant, il faudrait que tout le monde se range derrière ce chef pour travailler, c’est veiller à la cohésion du village, c’est pour donner la paix au village, c’est pour participer au développement. C’est ce que le président de la république Alassane Ouattara, avec tout son gouvernement, son premier ministre prônent, » a-t-il indique. 

Djro André, Président des chefs de la communauté Atchan de la diaspora, a exprimé sa joie pour l’arrivée des chefs qu’il considère comme une marque indélébile. Car selon lui, un sentiment d’espoir se pointe à l’horizon, vu les recommandations.

 » Ce séminaire nous a donné de l’espoir et beaucoup de joie avec tout ce qu’ils ont dit concernant la gestion de nos villages et on a retenu de très bonnes recommandations en termes de gestion, de la bonne gouvernance au sein des villages et nous souhaitons mettre cela en pratique pour qu’il ait plus de paix au sein des villages Atchan.

En effet, nous avons remarqué beaucoup de mésententes dans les villages et avec la résolution qu’ils ont prise, nous souhaitons qu’il ait vraiment la convivialité et surtout la paix au sein des villages  » a-t-il indiqué. Il s’est ensuite réjoui de compter parmi les participants.

 » C’est un honneur qu’ils nous ont fait, en nous associant à l’ouverture et à la clôture de ce séminaire. C’est un honneur également pour que le président Magés et sa délégation viennent à nous qui sommes à l’intérieur pour chercher la résolution de nos problèmes de villages, Nous disons un grand merci au collectif des chefs Tchaman Côte d’Ivoire pour cette initiative  » s’est-il réjoui.

Au nombre des recommandations prononcées par honorable Chef Djako Arsène, il en ressort qu’au titre des us et coutumes, le séminaire recommande la durée du mandat à la tête des villages cela de 15 ans à compter du premier janvier 2025 et l’élaboration d’un document comprenant les généralités et les spécificités de désignation du chef de village en pays Atchan, l’insertion des jeunes selon leurs compétences et bien plus encore.

Ledebativoirien.net

Horty Ziga

Quitter la version mobile