« Notre problème, c’est donc notre Sous-préfet. C’est lui qui va trouver la solution »
Malgré l’intronisation de son successeur en présence du PM Mambé
28 ans de règne sans partage l’ex chef refuse de partir
Songon-Agban Attié 2, village Attié de près de 2000 âmes, situé dans la commune de SONGON et à 3 Kilomètres de l’autoroute menant à la ville Dabou en provenance de Yopougon, vit des heures chaudes. Une méprise administrative risque de plonger dans une violence inouïe, ce village qui a retrouvé le calme depuis 2023 avec la désignation de son nouveau chef. Lequel est officiellement intronisé sous le parrainage du premier ministre Robert Beugré Mambé, en avril 2025.

Coup de théâtre, et là, l’audience publique ordinaire du 19 novembre 2025 du Conseil d’Etat prononçant l’annulation de l’arrêté, du nouveau Chef, avec signification de la grosse, le 21 janvier 2026 en rajoute à la tension liée à la gouvernance du chef déchu. Une décision à laquelle s’oppose catégoriquement le Doyen d’âge, NANAN Yapo Atsé Jean, en confirmant N’CHO Jérôme Atsé comme Chef de Songon Agban Attié 2. Un tour de l’équipe de la rédaction de Ledebativoirien.net et la mesure de la tension palpable…Ce qui a tout provoqué.
Colère à SONGON-AGBAN ATTIE 2
Mardi 3 février 2026, il est 11 h 30 min, lorsque l’équipe de la rédaction foule le sol Songon-Agban Attié 2. Tout semble calme. Mais que non. Le village refuse de se mettre à l’idée qu’il doit avoir deux chefs. Impossible de faire machine arrière avec un chef totalisant 28 années de règne. Remplacé selon la tradition, l’ancien chef conteste sa fin de gestion des affaires du village. La veille, il avait réuni quelques supporters pour une réunion. Rien n’a filtré.
Mais on peut aisément l’imaginer que tout a porté sur l’arrêt du Conseil d’Etat réchauffant et sortant son arrêté de 1997 qu’il n’a plus fait valoir depuis le 16 octobre 2023, date à laquelle son successeur a été légalement nommé, par l’administration par arrêté préfectoral. Mais l’ancien profitant d’une faille administrative bien ouverte par le Sous-Préfet de Songon à l’issue d’une consultation populaire Songon-Agban Attié 2 à l’effet de la désignation définitive du chef dudit village.
Un village Akyé en pays Atchan ?

Dans les années 1912, six (6) fils du pays Akyé, plus précisément d’Adzopé, qui, dans l’optique de faire fortune dans divers domaines agricoles, ont migré dans la zone de Songon, entre Yopougon et Dabou. C’est ainsi qu’ils furent acceptés et installés, à travers un mécanisme de répartition arrêté par le peuple Atchan, confiés à leurs tuteurs du village de Songon-Agban, avec en contrepartie le versement annuel d’une partie de leurs récoltes.
Ce qui suscitera plus tard, le déplacement progressif de leurs frères et sœurs restés au bercail vers le nouvel eldorado. Au fil du temps, en raison de leurs liens cordiaux avec leurs tuteurs, le village fut créé et un mode organisationnel propre à leur aire culturelle originelle est établi. Ainsi, pour la désignation du Chef de village, les anciens procédaient à des consultations à l’effet d’identifier la personne apte à présider aux destinées de la communauté. Le choix est ensuite soumis à l’approbation du Doyen d’âge. Le chef choisi exerce un mandat à vie ; excepté les cas de démission ou de révocation.
La tension à la chefferie
La révocation est à l’origine de la crise de chefferie que traverse le village de Songon Agban Attié 2. Elle découle d’une crise de confiance qui met en opposition une partie de la population et l’ex chef Loba Amonsan Barnabé. C’est que par l’arrêté n°021/PA/SG/D1 du 13 août 1997, le préfet du Département d’Abidjan nommait en qualité de chef du village de Songon Agban Attié 2, Loba Mossan Bernabé en remplacement de Yapo Atsé Jean, démissionnaire de son poste de chef de ce village.

Le chef Loba exerce depuis plus de deux décennies ses fonctions (pendant 28 ans). Au cours ces dernières années, avec l’avènement des lotissements urbains et l’intérêt croissant que suscite le village de Songon Agban Attié 2, des soupçons de prévarication et de détournement de deniers communautaires pèsent sur Loba Mossan Bernabé. Son crédit étant entamé, le Conseil des Sages décide de lui retirer sa confiance.
Une procédure est lancée contre lui devant le Pôle Pénal Économique et Financier avec une inculpation pour « abus de confiance portant sur la somme d provisoire de 2.795.800.000 FCFA et blanchiment de capitaux », au regard de «l’Avis de communication de la procédure » du 1er cabinet du Juge d’Instruction Doyennes des Juges (N° du Parquet : 353/24 ; n° du l’Instruction : 7024). Il a été donc question de pourvoir à son remplacement par la nomination du nouveau Chef, N’cho Jérôme Atsé oint par le Doyen d’âge, NANAN Yapo Atsé Jean, que nous avons rencontré, lors de notre visite dans ledit village. Il était entouré de son Conseil.
La consultation populaire
Le nouveau Chef, N’cho Jérôme Atsé désigné et oint par le Doyen d’âge, NANAN Yapo Atsé Jean en 2023 est accueilli avec joie dans le village et par le village. Mais, il reste les formalités administratives devant le représentant de l’autorité. Le sous-préfet est mis en mission par le Préfet du Département, comme partout ailleurs en Côte d’Ivoire, en l’espèce. Et le déchu accepte difficilement cette situation. Quoi de plus normal!

Par courrier n°1073 et 1074/DA/SP/SONG, du 4 octobre 2023, adressés au chef et au Doyen d’âge dudit village, le sous-préfet de Songon Jean Marc Séri invite sans exclusion tout le village à prendre part à une «consultation populaire dans le cadre de désignation du chef de village», le vendredi 6 octobre 2023 à 10 heures, à la place publique du village. La consultation publique se tient effectivement au jour prévu. Elle consiste à demander aux populations, si elles approuvent le choix du chef désigné.
À la suite de la consultation, dont le procès-verbal n°1143/DA/SP SONG, du 12 octobre 2023, dressé par le Sous-Préfet de Songon avec pour intitulé : «Procès-verbal de la consultation populaire relative à la crise de chefferie dans le village de Songon-Agan Attié 2», le Préfet du Département d’Abidjan délivre l’arrêté n°063/Pa/SG/D1 du 16 octobre 2023, nommant Atsé N’cho Jérôme, en qualité de Chef du village de Songon Agban 2 dans la sous-préfecture de Songon.
Confirmant ainsi, l’acte du Doyen d’âge conformément aux Us et Coutumes en vigueur dans le village. Atsé N’cho Jérôme est désormais le chef de SONGON-AGBAN ATTIÉ 2. Il est intronisé le samedi 19 avril 2025 en présence de toutes les autorités administratives et coutumières de la zone et du pays Atchan, sous le parrainage du Premier ministre Robert Beugré Mambé, fils de Songon.On tourne la page ? Que nenni !
La fournaise actuelle et le procès-verbal du Sous-préfet

Loba Mossan Barnabé, le chef déchu ne reste pas les bras croisés, depuis la prise de l’arrêté de la nomination de son prédécesseur en octobre 2023. Il a senti une faille dans le processus de conclusion de la « Consultation populaire» portée par le Sous-Préfet. Il est chef depuis plus de deux décennies. L’homme s’engouffre dans une brèche offerte par le Sous-Préfet, à dessein ? La suite le dira. L’ex-chef saisit, le 11 mars 2024 le Conseil d’Etat aux fins de l’annulation de l’arrêté du chef Atsé, après avoir lancé un recours gracieux resté sans suite devant le ministre de l’Intérieur le 29 novembre 2023.
Le 11 mars 2024, par la requête n°CE-2024-0116 REP, Loba Monssan Bernabé sollicite du Conseil d’Etat, pour excès de pouvoir, l’annulation l’arrêté n°063/PA/SG/DI, du 16 octobre 2023 du Préfet du Département d’Abidjan portant nomination de N’CHO Jérôme Arsé, en qualité de chef du village de Songon-Agban Attié 2 Sous-préfecture de Songon. Et voir le Conseil d’Etat autoriser le recouvrement du plein et entier effet del’arrêté n°021/PA/SG/D1 du 13 août 1997 qui l’a nommé chef dudit village.
Insidieusement menée, l’angle d’attaque

L’ex chef avait-il connaissance d’une erreur ou méprise dans le procès-verbal n°1143/DA/SP/SONG, du 12 octobre 2023 du Sous-préfet intitulé « procès-verbal de la consultation populaire relative à la crise de Chefferie dans le village de Songon Agban Attié 2 » ? Ben oui.
Alors que ledit procès-verbal devrait porter le objet des courriers n°1073 et 1074/DA/SP/SONG, du 4 octobre 2023, adressés au chef et au Doyen d’âge invitant tout le à la place public du village pour une «Consultation populaire dans le cadre de désignation du chef de village». Du coup, le procès-verbal du Sous-préfet de Songon est entaché d’une irrégularité flagrante en ce qu’il est fondé sur des faits matériellement inexacts. L’ex chef s’engouffre dans cette brèche et dénonce l’absence et même de l’inexistence du procès-verbal, ce qui rend quasi nulle « la Consultation populaire dans le cadre de la désignation du chef » et se considère comme le détenteur de l’arrêté préfectoral en qualité de chef du village. Il est suivi dans son développement par les sages.
Décision du conseil d’Etat

L’audience publique ordinaire du 12 novembre 2025, une décision d’annulation du nouvel arrêté est prononcée, avec signification de la grosse, le 21 janvier 2026. Le Conseil d’Etat décide : « Est annulé, l’arrêté n°063/PA/SG/D1 du 16 octobre 2023, du Préfet du Département d’Abidjan portant nomination de monsieur N’cho Jérôme Atsé, en qualité de Chef du village de Songon Agban 2 ».
A qui incombe la responsabilité d’une telle situation ? Bien sûr, au Sous-préfet pour cette méprise ou erreur administrative. Lors de notre visite dans le village, la fouille par nos soins des documents remis au greffe du Conseil d’Etat, nous a permis de noter effectivement de l’inexistence du « procès-verbal de la consultation populaire dans le cadre de désignation du chef du village de Songon Agban Attié 2 », conduite par le Sous-préfet.
Il est clair qu’à la lecture de notre production, le Sous-Préfet de Songon notera la différence très claire entre : « Consultation populaire relative à la crise de chefferie dans le village » ; et : « Consultation populaire dans le cadre de désignation du chef de village».

L’on pourrait aisément demander, pourquoi le Sous-préfet administrateur et pratiquant en l’espèce a pu produire ou créer une telle ambiguïté administrative ?
Alors que la consultation populaire est la réunion publique au cours de laquelle l’Administrateur sans s’immiscer dans la désignation du nouveau Chef du village, prend acte du processus ayant, conformément aux Us et Coutumes du village (Songon Agban Attié 2), ayant abouti au choix du chef aux fins de se voir délivrer un arrêté de nomination. Le procès-verbal reflète alors la réalité du l’évènement. Une situation que refusent le Doyen d’âge et toute la notabilité du nouveau chef.
Réaction de l’ex chef Loba lors de la consultation populaire
L’ex chef a fait savoir selon le rapport du Sous-préfet que c’est plutôt un problème de vision et de communication qui mine la cohésion du village. Selon lui, dans l’exercice de ses prérogatives de gestionnaire des biens communautaires, il a été amené à défendre les intérêts du village auprès des tuteurs Atchan.

Et qu’avec l’avènement des lotissements, il a opté pour une gestion autonome là où les tuteurs voulaient imposer une clé de répartition à leur avantage.
Et que dans cette démarche, il n’a reçu ni le soutien ni propositions qui auraient milité en la détente des relations avec leurs frères Atchan.
Il réfute les accusations de malversations portées contre sa personne tout en se disant ouvert aux propositions de développement et disposé à mettre en place une notabilité inclusive et représentative des composantes du village.
Déclaration du Conseil des sages sur la situation qui prévaut à Songon Agban Attié 2 depuis quelques semaines
Le mardi 3 février 2026, en présence du Conseil des sages, de la présidente des associations des femmes, le président des jeunes, les doyens, le président de la mutuelle du village, Isaïe Yapo, fils du village, porte-parole du Conseil des sages a livré la position de la population du Songon Agban Attié 2.
«Depuis 2023, ce village qui était souvent troublé a retrouvé la sérénité, la paix, la cohésion, la joie de vivre. Des gens qui ne venaient pas et qui ne venaient plus dans leur village ont repris leurs habitudes, de voir leurs parents.
Parce que le village a mis à sa tête un nouveau chef en la personne de Atsé N’cho Jérôme, depuis 2023 date de l’obtention de son arrêté n°063/PA/SG/D1, du 16 octobre 2023, dans ses fonctions de Chef du village de Songon Agban Attié 2 dans la sous-préfecture de Songon. Malheureusement, depuis une semaine, un courrier est parvenu à notre honorable chef, lui signifiant que son arrêté de nomination a été à annulé par le Conseil d’État.

Cette situation déstabilise la population parce qu’elle n’est pas du tout justifiée. Ce village a connu beaucoup de mouvements, depuis que l’ex-chef Loba Amonssan Barnabé. Il y avait de nombreux problèmes de gouvernance, bénéficiant de l’arrêté n°021/PA/SG/D1 du 13 août 1997. Il y avait des détournements parce que notre zone fait partie du grand Abidjan qui bénéficie de la politique d’urbanisation et qui fait de notre village un port d’attraction pour les acquéreurs de terrain. Depuis 2015, l’ancien chef a fait de cette politique gouvernementale son business personnel.
Beaucoup de centaines de millions ont coulé dans le village. Le village avait décidé pour une gestion plus transparente de mettre sur place un comité de gestion pour mieux faire les choses. Mais ce choix n’arrangeait pas notre chef. Le comité était comme dissous, puisque le chef est à la fois, chef du village, président du comité de gestion et le comptable, il était tout. Nous avons évalué à plus 2 milliards de francs CFA les fonds qui ont été détournés. Ces raisons ont motivé les doyens et le Nanan à démettre l’ancien chef à nommer l’honorable Atsé N’cho Jérôme, qui, en deux en 2 ans à commencer à faire ses preuves.
Cette décision du Conseil d’État est injustifiée par nous, habitants de Songon Agban 2
« Nous avons au cours d’une consultation populaire de désignation du chef du village, le vendredi 6 octobre 2023 entériné le choix parce que le chef du village étant l’auxiliaire de l’administration. La consultation s’est bien passée. Le chef Atsé Jérôme a obtenu son arrêté le 16 octobre 2023.

L’année qui a suivi, il a été intronisé sous l’autorité du pouvoir public, ici, c’est-à-dire : le maire, le député des régions et même le premier ministre qui est fils de la région. Nous sommes très surpris que deux 2 ans et demi après, on nous dit que notre désignation ne respecte pas les règles. Mais quelles règles ?
Selon la loi portant organisation des chefs et rois, c’est le village suivant ses Us Coutumes qui désigne son chef. Et lorsqu’un chef perd la confiance de sa population, celle-ci le fait remplacer. Ce n’est pas une affaire de l’administration. L’administration ne fait qu’entériner. Notre ancien chef a été démis de ses fonctions parce qu’il a commis des fautes très graves.
Donc la décision du Conseil d’État, a été prise à partir des données qu’eux seuls savent apprécier. Mais nous ici, nous sommes convaincus que nous avons respecté les règles suivant nos coutumes. Si l’administration vient nous imposer un chef qui a été démis, nous considérons que c’est une ingérence dans les affaires coutumières d’un village. Et là, ça pose un autre problème.
L’état de Côte d’Ivoire ne doit pas s’ingérer dans les affaires traditionnelles. Il y a la Chambre des Rois et chefs traditionnels. C’est écrit dans la Constitution du Côte d’Ivoire. Par conséquent, cette décision qui a été prise et qui installe un ancien chef contre notre gré est une atteinte très grave à la dignité de ce village ».
La désignation de l’ancien et du nouveau chef

« La coutume ne change pas au gré des candidats à la chefferie et dans le temps. La coutume est immeuble. Ici, la désignation du chef se fait d’abord par une consultation du Collège des sages, les plus anciens, ceux qu’on peut appeler aussi les savants. Ce sont ceux-là qui font des consultations pour les candidats à la tête du village. Après examen des anciens, les choix sont présentés au Nanan, le doyen du doyen, c’est le plus âgé.
C’est lui qui est habilité à désigner le chef. Parce qu’ici, nous ne sommes pas dans le système générationnel. Nous sommes dans un système consensuel où les sages se réunissent pour trouver des candidats qui sont laissés au choix du Nanan. Et toute la population a confiance en ce Doyen d’âge. Et il n’y a pas deux Nanan. Parce que c’est une question de pouvoir, il n’y a pas de bicéphalisme ici. Il y a un Nanan. Si la mort l’appelle son suivant le remplace. Voilà !
Donc, Loba a été désigné en 1995 et il a reçu son arrêté en 1997, devenant le 5è chef du village. Il n’y a jamais eu de contestation. En tradition Akyé, on ne fait pas de contestation parce qu’on ne passe pas de concours pour être chef du village. Ceux qui vous ont mis en place, s’ils estiment que vous n’êtes plus à la hauteur de la dignité, vous vous faites remplacer. C’est ce qui s’est fait jusque-là. Atsé Jérôme est le 6è.
Mais pour le cas que nous vivons, c’est que le chef démis fait de la résistance. Ce n’est plus conforme à la tradition. Le Nanan met quelqu’un, il l’enlève. L’État dit non et nous impose quelqu’un. Mais, ça pose problème. »
« Notre problème, c’est donc notre Sous-préfet. C’est lui qui va trouver la solution »

« Il a agi seulement lorsqu’on lui a ordonné la consultation. Il a écrit au Doyen d’âge le 4 octobre 2023 pour une consultation populaire dans le cadre de désignation du chef du village, c’est-à-dire, pour prendre connaissance du choix du Nanan. Il n’était pas venu pour faire un forum de réconciliation. Il a commis quelques maladresses. Le village a un Nanan qui a désigné un chef. Le préfet a pris une décision. Le Conseil d’État a attaqué l’arrêté.
Notre problème, c’est donc notre Sous-préfet. Donc comme c’est lui qui est notre problème, nous irons vers lui pour qu’il trouve la solution. C’est lui qui va trouver la solution. Parce que sinon ici, la vie est paisible, on est tranquille, notre nouveau chef fait ce qu’il doit faire. Un chef qui est déchu, ne peut s’installer. Cette décision qui a été prise et qui veut réinstaller un ancien chef contre notre gré est une atteinte très grave à la dignité de ce village. Ici, c’est la tradition qui te dépose là et, c’est elle qui t’enlève ou te remets. Voilà ! », déclare Isaïe Yapo, porte-parole du Conseil des sages devant les médias.
Parole du Doyen du village Nanan Yapo Atsin Jean
« Quand je nomme un chef du village, ce n’est pas possible qu’on l’enlève. Je sais à qui le confier pour le garder pour que la paix règne. Mais quand on enlève l’ancien chef, il faut voir ses défauts. Tout le temps, le village m’a approché et dit que ça ne va pas. Et on l’appelle, il ne veut pas mettre le pied pour qu’on s’entende.

On dit que le Conseil d’Etat a pris une décision, mais ils sont là-bas et moi je suis dans mon village ; et ce qu’il s’y passe, le Conseil d’Etat ne le voit pas. C’est moi qui vois. J’ai nommé, un chef, il ne doit pas enlever la personne que j’ai nommée pour quelqu’un d’autre. Que le Conseil d’État quitte dans ce problème. S’il n’est pas quitté et que quelque chose se passe, c’est lui qui est responsable. C’est lui que je connais dans mon village ».
Songon-Agban Attié 2, après avoir introduit devant le Conseil d’Etat un recours en révision sa décision est debout pour voir triompher sa tradition jusque-là préservée, à travers le respect des décisions de son Doyen d’âge, en l’espèce NANAN Yapo Atsé Jean. Il ne reconnaît comme Chef de Songon Agban Attié 2, N’CHO Jérôme Atsé…
Que va-t-il se passer les jours prochains ? Une autre crise de la chefferie comme le vit le plus souvent nombreux village du peuple Atchan, depuis des décennies. Qui pourra la désamorcer ? A SUIVRE…
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