« Côte d’Ivoire- Les allégations de tortures subie par un Cyber-activiste durant sa garde à vue doivent faire l’objet d’une enquête ! » c’est en substance la déclaration produite par Amnesty International le jeudi 4 juin 2020 dont notre rédaction a reçu une copie.
Amnesty International – Déclaration publique
Il communiquera à son avocat le 12 mai avoir été « chicoté » avec le dos d’une vieille machette, sur les pieds, sous les plantes des pieds, dans son dos mais aussi avoir reçu des coups de poing et de pied, tant sur son visage que dans son ventre. Si les faits sont avérés, les autorités doivent poursuivre les personnes suspectées de ces actes proscrits par la constitution du pays et le droit international des droits humains, et les traduire devant la justice dans le cadre d’un procès équitable.
Les chefs d’accusation retenus contre lui sont : «Atteintes à la défense nationale, troubles à l’ordre public, diffamation et outrage sur les réseaux sociaux, diffusion de données informatiques frauduleusement obtenues, publication de fausses informations tendant à faire croire qu’une atteinte aux personnes va être commise ». Il lui est reproché notamment d’avoir appelé, via un post sur les réseaux sociaux, à la destruction du matériel destiné à la construction d’un centre de dépistage du Covid-19 dans le quartier de Yopougon à Abidjan. Il a été placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Grand-Bassam. Selon le procureur, les investigations menées dans l’affaire Serge Koffi Le Drone ont conduit à l’interpellation le 14 mai 2020 de N’Ponon Daïpo Etienne, Secrétaire général de la plate-forme politique Ensemble pour la Démocratie et la
Amnesty International, 4 juin 2020
