Filière Cajou : la descente aux enfers des paysans dans l’indifférence totale du Conseil Coton-Anacarde

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Le Conseil Café-cacao, par une péréquation, arrive à garantir un prix minimum au moins acceptable aux producteurs de Cacao. Cependant, dans le secteur de l’anacarde, aucun dispositif efficace face à la souffrance des paysans. Le Conseil Coton-Anacarde est-elle en panne de stratégie dans la régulation et le respect du prix du kilogramme de cajou en terre ivoirienne?

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Les producteurs de l’anacarde de Côte d’Ivoire restent accrochés aux lèvres du Directeur Général Adama Coulibaly à l’effet de les sortir du gouffre dans lequel ils sont plongés depuis le démarrage de la campagne 2024.

Le prix bord champ de la noix de cajou pour la campagne 2024 a été fixé le mercredi 21 février à 275 FCFA, le kilogramme par le ministre de l’Agriculture, Kobenan Adjoumani en accord avec le Conseil Coton[1]Anacarde dirigé par Adama Coulibaly.

Malgré cette régression de 40 FCFA par rapport à la campagne de 2023, les paysans espéraient un respect des prix par l’autorité de régulation. Et depuis l’ouverture de la campagne, le prix d’achat de la noix continue de plonger. Les paysans pris dans le piège des charges familiales bradent dans un désarroi leurs récoltes. De 275 à 200 FCFA voire 150 FCFA dans certaines localités, le prix du kilo de cajou continue de chuter. Et ce, dans la grande indifférence du Conseil Coton-Anacarde.

À ce rythme, les comités de veille pourront-ils tenir encore longtemps face à la fuite des produits vers les pays voisins où un prix encore meilleur que celui de la Côte d’Ivoire attirent les producteurs du 1er pays mondial de production de l’anacarde ?

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Et surtout dans ce mois de jeûne musulman, les zones de production à forte communauté musulmane subissent de plein fouet cette chute vertigineuse du prix du kilo de cajou.

Alors, quelle est la réaction du Conseil Coton-Anacarde vis-à-vis de cette descente aux enfers des producteurs de l’anacarde de la Côte d’Ivoire ?

Pour l’heure, aucune information, ni action officielle de sa part pour réguler la situation sur le terrain. Elle observe encore la détresse des paysans aux prises avec les acheteurs véreux du nord au centre, de l’est à l’ouest.

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H.KARA

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