Côte d’Ivoire : L’UITA-CI sensibilise les travailleurs pour l’éradication du VIH-SIDA d’ici à 2030

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L’Union Internationale des Travailleurs de l’Alimentation, de l’Agriculture, de l’Hôtellerie-Restauration, du Tabac et des Branches Connexes (UITA) en collaboration avec l’UITA-CI a initié un séminaire de formation à la lutte contre le VIH-SIDA, le mercredi 27 septembre 2023, au sein de l’annexe B de l’hôpital général de Treichville.

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Ayant pour thème, « La femme en santé et sécurité au travail : Le cas du VIH et la santé mentale », ce séminaire visait à rappeler aux travailleurs l’importance de la lutte contre le VIH-SIDA et celle de la santé mentale. La formatrice, Dr Hélène Yenou Memain, l’a très bien résumé en quelques mots.

« A travers cet atelier de formation, nous avons orienté ces travailleurs syndiqués sur la façon de continuer à lutter contre la pandémie du VIH-SIDA ainsi que des problèmes mentaux qui en découlent.

Le VIH infecte non seulement l’individu mais il l’affecte aussi tout comme son entourage. Tant chez le cas que chez les personnes qui l’entoure, les problèmes psychologiques peuvent surgir pour troubler la santé mentale de ces derniers. Ce qui a indéniablement un impact sur le rendement au travail », a expliqué celle qui est par ailleurs chef du service soins et soutien au Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS).

A cet atelier, Memain Hélène a surtout  demander aux uns et aux autres de redoubler les efforts pour l’éradication de la maladie d’ici 2030. « C’est vrai que dans le pays, nous sommes à un taux de prévalence de 1,82%, mais c’est là qu’il faut redoubler de vigilance et de travail pour retrouver les patients séros positifs afin de les mettre sous traitement de sorte que nous puissions arriver à l’élimination du VIH-SIDA d’ici 2030 », a-t-elle lancé comme appel.

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Et de poursuivre,  »Accompagner les personnes atteintes de la maladie en ne les stigmatisant pas, en ne les discriminant pas; les apporter plutôt un appui sur tous les plans que ce soit médical, psychologique, social, nutritionnel afin qu’ils bénéficient de tous les soins ».

D’après Hélène Memain,  »être dépisté positif aujourd’hui ne veut pas dire que vous êtes sujet de mort ; mais il s’agit plutôt d’avoir une perception positive du VIH-SIDA comme pathologie chronique avec qui l’on peut vivre longtemps si l’on est dépisté tôt et mis sous traitement ».

Avant cette intervention axée sur la prise en charge psycho-sociale d’une personne vivant avec la maladie, son co-formateur à ce séminaire, Patrice Gnon qui lui est assistant au service mobilisation sociale du PNLS, avait exposé en amont sur les informations d’ordre général qui concernes les infections sexuellement transmissibles, le VIH et le SIDA, leurs modes de transmission et leurs moyens de prévention.

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Comme la plupart des 35 participants de cet atelier, la Coordinatrice du projet femmes UITA-CI 60-567, Eugénie Silloué, s’est réjouie des enseignements tirés de la séance de formation.

Par ailleurs, elle a invité de façon particulière les femmes à fréquenter davantage les centres de santé pour se faire dépister. Selon Eugénie Silloué, il est toujours important d’insister sur le cas des femmes parce qu’elles représentent à elles toutes seules, 63% des personnes atteintes de la maladie.

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PARKER DJBRIL

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