Côte d’Ivoire-municipale à Tiassalé : le Préfet et le Maire candidat parlent de la situation politique avec des belles audios

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municipale à Tiassalé-Ici, la déclaration du député Maire candidat à sa succession à la Mairie de Tiassalé, Antoine Assalé Tiémoko, relativement à la situation politique à Tiassalé. Des audio du préfet de Tiassalé sécurisant les prochaines élections dans cette circonscription électorale.

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« L’Opération dégager Assalé Tiémoko par tous les moyens »

 « Je voudrais préciser que j’ai déjà saisi les chancelleries en Côte d’Ivoire, de même que les organisations de défense de droits humains en Côte d’Ivoire, de tout ce que je vais dire aujourd’hui en face de vous, chers confrères.  A la fin de cette conférence, je vous ferai écouter quelques éléments audio et, après mon intervention ce soir sur les réseaux sociaux, les audios seront diffusées pour que tous les Ivoiriens sachent de quoi il s’agit.

J’ai décidé de parler aujourd’hui, après quatre mois de démarches administratives auprès du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, auprès du Premier ministre et auprès du Président de la République.  Devant le silence de tous et devant l’évolution de la situation sur le terrain, j’ai décidé de parler publiquement, parce que je n’ai pas d’autres solutions et parce que c’est le seul moyen qui me reste pour préserver ma sécurité et peut-être ma vie. Cela étant précisé, je voudrais commencer cette prise de parole publique, par une citation du président de la République de Côte d’Ivoire, le Président Alassane Ouattara.

Il a dit et je cite : « Pour vivre en paix, il faudrait que tout le monde soit respecté, y compris les lois ».

assale tiemoko prefet 3A Tiassalé, en république de Côte d’Ivoire, le préfet Vakaba Koné piétine les lois depuis des mois, sans que personne ne le sanctionne, parce que d’après lui-même, il est en mission pour que le 2 septembre, Assalé Tiémoko ne soit plus le maire de Tiassalé. A Tiassalé, le Préfet Vakaba Koné a engagé le gouvernement dans une machination contre le député-maire que je suis, sans que le gouvernement ne réagisse.  Aujourd’hui, après avoir pendant quatre mois usé de tous les recours hiérarchiques sans aucun résultat, j’ai décidé de m’adresser aux Ivoiriens pour l’histoire.

Si nous ne voulons pas laisser en héritage à nos enfants une société où l’injustice et l’arbitraire, le deux poids deux mesures et la loi du plus fort et du plus riche seront les seules règles, nous devons tous appeler à l’application de la loi avec la même rigueur, dans toutes les circonstances. Ce jour, j’ai décidé de prendre la parole publiquement, après avoir fait preuve de la plus grande patience depuis quatre mois, après avoir suivi toutes les voies légales, pour vous présenter la situation qui prévaut à Tiassalé.

On dit que les préfets ne peuvent jouer aucun rôle dans l’organisation des élections dans notre pays ? Cela n’est vrai qu’en théorie. Mais dans la pratique, un préfet conditionné, un préfet partisan et militant, peut jouer un rôle majeur dans le processus électoral dans notre pays. C’est le cas du préfet de Tiassalé. Les éléments qui suivent en sont la preuve.

 

I/ UN PREFET QUI PARTICIPE A LA TRANSHUMANCE DES ELECTEURS.

Pendant la période de révision de la liste électorale dans la ville de Tiassalé, le Préfet Vakaba Koné, a joué un rôle majeur dans l’enrôlement des personnes convoyées par cars entiers dans la ville de Tiassalé. Il a donné des ordres à la police afin qu’elle mette aux arrêts le 3ème adjoint au maire qui a tenté de s’opposer au déversement des personnes convoyées dans la ville. Il m’a demandé à moi-même, le maire de la ville, de laisser les personnes convoyées s’enrôler et d’attendre la période du contentieux pour me plaindre. Le préfet a donné des instructions aux policiers de ne pas répondre à la moindre instruction ni à la moindre sollicitation du maire, pendant toute la période de l’enrôlement.

 

2/ UN PREFET QUI PIETINE LES LOIS DE NOTRE PAYS.

Côte d’Ivoire-municipale à Tiassalé : le Préfet et le Maire candidat parlent de la situation politique avec des belles audios ledebativoirien.netLe candidat du Rhdp à l’élection municipale à Tiassalé est un conseiller municipal. Mais en cinq ans, alors qu’il est chaque semaine dans la ville, il n’a jamais mis les pieds à une réunion du conseil municipal. Sur la liste du candidat du Rhdp validée aujourd’hui par la CEI, se trouvent trois autres conseillers municipaux dont un n’a participé qu’à une seule réunion du conseil municipal en cinq ans et deux n’ont plus remis les pieds aux réunions du conseil municipal depuis avril 2021.

En application de l’article 38 de la loi de 2012 sur les collectivités, j’ai saisi le 14 juin 2022 le préfet de Tiassalé d’une requête en démission d’office contre ces conseillers qui ne siègent pas. Selon cet article 38, le préfet avait obligation d’entendre ces conseillers sur les motifs de leurs absences et de transmettre au ministre de l’Intérieur, un rapport motivé afin que le ministre prenne un arrêté pour les démettre.

Cela fait, en application de l’article 39 de la même loi, ces conseillers ne pouvaient pas se présenter aux élections municipales du 2 septembre prochain. Entendre les conseillers qui ne siègent pas et transmettre le rapport motivé au ministre de l’Intérieur, c’est tout ce que la loi demande au préfet de faire quand il est saisi par le maire. Il n’a pas le droit de faire autre chose.

Alors que le préfet de Tiassalé, à trois reprises, m’a assuré avoir entendu les concernés et transmis son rapport au ministre de l’Intérieur, j’ai découvert le 5 juin 2023, soit près d’un an plus tard, que le Préfet n’a transmis aucun rapport au ministre de l’Intérieur. Il n’a même pas entendu les conseillers concernés. Il a donc menti, à trois reprises, à l’autorité municipale que je suis.

Le 12 juin 2023, j’ai rencontré le ministre de l’Intérieur en compagnie de trois de ses collaborateurs. Au cours de cette rencontre, le ministre a dit n’avoir jamais reçu de rapport de la part du Préfet de Tiassalé, relatif aux conseillers municipaux qui n’ont pas siégé. Le 14 juin 2023, j’ai écrit au préfet afin qu’il me remette une copie du bordereau de transmission au ministre de l’Intérieur, de son rapport. Il n’a donné aucune suite à ma demande.

Le 26 juin, j’ai saisi par écrit, le directeur général de la décentralisation et du développement local, aux fins d’inviter par écrit le préfet à transmettre son rapport relatif à ma requête, au ministre de l’Intérieur afin que la procédure qu’il a bloquée pendant plus d’un an, suive son cours.

Le DGDDL, a écrit au préfet de Tiassalé et m’a informé par écrit de la transmission de cette correspondance.

Aujourd’hui, la preuve a été faite que le préfet, n’a jamais rien transmis ni au ministre de l’Intérieur ni, alors qu’il l’avait promis, au Directeur général de la décentralisation et du développement local. Le Préfet de Tiassalé a pris donc sur lui, l’incroyable responsabilité de neutraliser la loi afin de faire en sorte et de façon assumée mais totalement illégale, que la loi, faite pour tous, ne s’applique pas à son protégé qui est le candidat du Rhdp aux élections municipales à Tiassalé.

Résultat de l’illégalité, ce conseiller municipal qui, en cinq années consécutives n’a participé à aucune réunion du conseil municipal et tous les autres conseillers municipaux de sa liste qui n’ont pas siégé, ont vu leur candidature validée par la CEI. Par conséquent, la liste aux municipales du candidat du RHDP, est la liste de ceux qui sont au-dessus des lois en Côte d’Ivoire.  J’observe que devant cette forfaiture, le préfet de Tiassalé qui en est l’instigateur conditionné, n’a pas été sanctionné par la tutelle.

Côte d’Ivoire-municipale à Tiassalé : le Préfet et le Maire candidat parlent de la situation politique avec des belles audios ledebativoirien.netJe ne proteste pas contre ces agissements illégaux du préfet de Tiassalé parce que j’aurais peur d’affronter le candidat du RHDP aux municipales. Non, je n’ai pas peur du candidat du RHDP, ce n’est pas un homme nouveau à Tiassalé. Je proteste parce que l’arbitraire et le deux poids deux mesures ne doivent pas devenir une norme dans ce pays parce que le fautif est du RHDP et donc l’application de la loi s’arrête à sa porte. A Agboville, pour les mêmes faits, le conseiller régional M’Bolo Martin n’a pu se présenter pour les élections régionales à venir, parce que la loi lui a été appliquée.

A Tiassalé, le préfet et le candidat du RHDP, sont au-dessus de la loi. Et ce n’est pas acceptable. Quelqu’un qui refuse de siéger pendant cinq ans sans aucun motif légitime, ne peut être candidat à l’élection qui suit, c’est ce que dit l’article 39 de la loi sur les collectivités territoriales et la loi est dure mais, c’est la loi. Elle doit s’appliquer avec la même rigueur, à ceux qui sont au pouvoir et à ceux qui sont dans l’opposition. Elle doit s’appliquer avec la même rigueur, à ceux qui sont pauvres donc faibles comme à ceux qui sont riches donc forts. C’est ce que recouvre la notion d’Etat de droit.

Dans un Etat de droit où la loi est la même pour tous, un préfet n’a pas le droit d’user de manœuvres dilatoires pour soustraire de la rigueur de la loi, des fautifs qui y succombent. C’est une faute grave et des sanctions exemplaires doivent être prises, contre un tel préfet. Sauf s’il est en mission pour agir ainsi, avec l’approbation et le parapluie de son mandant.

 

II/ LE PREFET A ENGAGE LE GOUVERNEMENT DANS UN COMPLOT CONTRE LE MAIRE DE TIASSALE

Le 6 avril 2023, les sociétés de téléphonie mobile, sous la pression de l’ARTCI, ont multiplié par deux, leurs tarifications pour la data dans notre pays. Les Ivoiriens, majoritairement, ont rejeté cette décision. En ma qualité de député donc de représentant officiel des populations, j’ai porté leurs voix pour accentuer la protestation citoyenne dans ce qui a été appelé la crise de la data. Je ne savais pas qu’en accomplissant mon devoir de député, j’avais signé mon arrêt de mort politique.

Le 26 avril 2023, le préfet de Tiassalé a confié en petit comité, à des gens qu’il avait reçu des instructions fermes de la part du gouvernement, pour faire en sorte qu’au soir du 2 septembre, la mairie de Tiassalé revienne au candidat du RHDP, parce que j’aurais tenté de provoquer des troubles à l’ordre public pendant la crise de la data et que le gouvernement ne me pardonnera jamais cet affront.

 

Ce sont les mots du préfet qui m’ont été rapportés. Mais, me diriez-vous, ce ne sont que des « on dit », et vous auriez raison. La vérité, c’est que je suis journaliste d’investigation et que j’ai les moyens d’obtenir des preuves. Et je me suis donné les moyens d’obtenir des preuves sur les choses d’une gravité exceptionnelles que racontait le préfet de Tiassalé.

Le 29 avril 2023, le Préfet de Tiassalé qui pense qu’il est tellement protégé qu’il peut se permettre de violer le statut du corps préfectoral en révélant des secrets d’Etat, s’est encore répandu contre le maire de Tiassalé. En effet, dans un enregistrement audio que je me suis procuré et qui a été authentifié y compris au ministère de l’Intérieur où j’ai produit une copie, le préfet de Tiassalé dit les choses suivantes ;

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1/ Le préfet se demande où le maire de Tiassalé qu’il appelle « l’autre qui fait beaucoup de tapages » va trouver l’argent pour faire campagne et battre les gens du RHDP.

C’est que le candidat du RHDP, le préfet de Tiassalé, disent à qui veut l’entendre depuis des mois, que le parti au pouvoir a pris des dispositions pour que le maire de Tiassalé, n’ait aucune rentrée d’argent pour mener des activités et surtout pour faire campagne. C’est ce que répète le préfet, dans cet enregistrement audio.

2/ Le préfet, dans cet enregistrement, affirme avec légèreté qu’en raison du rôle que le député-maire de Tiassalé a joué lors de la crise de la data, « le Gouvernement m’attend au tournant » à l’occasion des élections qui arrivent.

Quand le préfet dit une chose aussi gravissime, son interlocuteur qui a compris le sens de cette déclaration, tire la conséquence, en riant : « Donc ils vont forcer pour l’enlever ! » Et le Préfet de renchérir dans le style qu’on lui connait à Tiassalé : « Ah non, donc le candidat du RHDP se prépare activement. Moi-même je lui ai dit de construire un bureau annexe à la préfecture, il dit ça doit finir en trois mois or déjà en un mois c’est presque fini (…) Il ne joue pas hein. Il dit ce qu’ils vont leur montrer lors de la campagne, ça sera pas du jeu ». Paroles du préfet de Tiassalé.

Selon donc le Préfet de Tiassalé, le gouvernement ’attend au tournant le 2 septembre le député-maire de Tiassalé, et c’est pour cela que le candidat du RHDP qui est informé de ce projet, « se prépare activement » à occuper la mairie. D’ailleurs, le candidat du RHDP lui-même, dans la ville de Tiassalé, depuis plusieurs semaines, déclare publiquement qu’il est le nouveau maire. Des vidéos disponibles dont j’ai envoyé copie au secrétaire exécutif du RHDP, existent qui confirment ce qui précède. Le candidat du RHDP, n’est pas un simple candidat, il est déjà le maire de Tiassalé.

III/ LE PREFET DONNE DES ORDRES A LA GENDARMERIE, CONTRE LE DEPUTE-MAIRE DE TIASSALE.

Le 10 juin 2023, alors même que j’étais en voyage et que par conséquent je n’étais pas dans la ville de Tiassalé, le Préfet a fait courir une rumeur dans la ville selon laquelle, le maire et ses équipes s’apprêtaient à attaquer les locaux de la CEI de Tiassalé. Cette rumeur disait que selon le Préfet, ce serait la vice-présidente de la CEI en charge de la région de l’Agnéby-Tiassa, qui aurait donné cette information. Informé de cette situation grâce à un conseiller de quartier j’ai alors appelé la vice-présidente en question, laquelle a nié avoir donné pareille information au Préfet de Tiassalé.

Quelques temps plus tard, je me suis procuré un enregistrement audio dans lequel le préfet de Tiassalé donne un ordre sans équivoque au commandant de la compagnie de gendarmerie de Tiassalé. Que dit en substance le préfet dans cet enregistrement ? Le Préfet demande au commandant de compagnie, de désigner toutes affaires cessantes, des policiers et des gendarmes, pour aller sécuriser les locaux de la CEI au motif et je cite, que « Assalé veut créer le désordre ».

Comment un Préfet peut-il donner de tels ordres aux force de l’ordre contre le maire d’une ville alors qu’il n’a aucun élément qui lui permette de dire que le maire a conçu un tel projet et qui plus est, alors même que le maire est absent de la ville ?

En agissant ainsi qu’il l’a fait le 10 juin, le Préfet de Tiassalé a mis gravement ma sécurité et ma vie en danger.

ledebatv urgence a tiassale le m    Cet agissement du préfet est exactement un avant-goût, un signe avant-coureur, du rôle qu’il jouera le 2 septembre quand il donnera des ordres illégaux aux forces de l’ordre contre mes équipes afin de favoriser les gens du RHDP comme il l’a fait pendant la révision de la liste électorale. Le plan que le préfet entend mettre en œuvre le 2 septembre, je le connais déjà, j’en ai vu les couleurs, pendant la révision de la liste électorale à l’occasion de laquelle, il fait preuve d’un zèle et d’un activisme militant qui ont choqué tous les observateurs à Tiassalé.

IV/ LE PREFET DE TIASSALE TRAITE LE DEPUTE-MAIRE DE « TOCARD QUI N’EST PLUS LUCIDE ET QUI A COMPRIS QU’IL A PERDU LES ELECTIONS ».

Dans deux autres enregistrements audio que je me suis procuré, le Préfet de Tiassalé, après avoir traité le député-maire de la ville que je suis, de « Tocard qui n’est plus lucide », conclue que je n’irai plus aux élections parce que j’ai compris que j’ai déjà perdu. A l’écouter, on en déduit, qu’ayant la police des élections, il a même déjà rédigé son rapport du 2 septembre, car il dit que si je perds, je dirai qu’il y a eu de la transhumance, des fraudes et que, par conséquent, j’ai préparé la mentalité des populations à refuser ma défaite inéluctable, donc à semer les troubles dans la ville de Tiassalé.   En possession de tous ces éléments de preuves sur le comportement gravissime du préfet, j’ai saisi le ministre de l’Intérieur, pour la deuxième fois, le 12 juin 2023.

V/ AU MINISTERE DE L’INTERIEUR

Le 5 mai 2023, pour la première fois, j’ai adressé un courrier au ministre de l’Intérieur dans lequel j’ai demandé que le préfet de Tiassalé, pour avoir violé toutes les obligations de sa charge contenues dans le Statut du Corps préfectoral, soit relevé de ses fonctions ainsi que cela a été fait pour la sous-préfète de Mahapleu à qui il a été reproché des choses 50 fois moins graves que ce qu’a fait le préfet de Tiassalé.

A la suite de ce courrier du 5 mai, puis celui du 12 juin, j’ai transféré au ministère de l’Intérieur, tous les enregistrements audio, plus des preuves écrites de ce que le préfet de Tiassalé est devenu le directeur de campagne officiel du candidat du RHDP et donc est devenu mon premier adversaire politique, puisqu’il représente l’Etat dans la commune de Tiassalé.

Le 12 juin 2023, le ministre de l’Intérieur, le général Vagondo Diomandé, que je voudrais remercier au passage pour l’écoute, m’a reçu à son cabinet, en présence du Directeur général de l’Administration, du Directeur de Cabinet et du Directeur de Cabinet adjoint.

Côte d’Ivoire-crise préélectorale à Tiassalé: Assalé Tiémoko accuse le Préfet d'être au cœur d'un complot électoral orchestré par Abidjan contre lui LEDEBATIVOIRIEN.NETAprès avoir exposé l’ensemble des griefs documentés que j’avais contre le préfet de Tiassalé que j’ai qualifié de « premier adversaire politique du maire de Tiassalé », j’ai demandé au ministre de l’Intérieur de retirer de la ville de Tiassalé, ce préfet militant qui est maintenu à la préfecture de Tiassalé alors qu’il est atteint par l’âge de la retraite depuis décembre 2021, autrement il serait à la base des violences qui pourraient survenir pour la première fois à Tiassalé pendant les élections du 2 septembre 2023.

Le ministre de l’Intérieur, après mon exposé, et après avoir précisé qu’il avait écouté toutes les audio que j’avais remises au ministère, a donné la parole successivement à ses trois collaborateurs qui sont tous des préfets hors grades. Les trois collaborateurs ont tous déclaré que si les faits développés par moi sont avérés il y a bel bien faute mais tous s’en sont remis à la sagesse du ministre pour prendre la décision qui s’imposait.

Le ministre de l’Intérieur, à la suite, de ses collaborateurs, a reconnu la délicatesse de l’affaire. Il a demandé que le préfet soit convoqué pour être entendu et mis en face de ces déclarations graves contenues dans les enregistrements produits par mes soins. Le ministre m’a remercié pour ma démarcher républicaine qui a permis d’éviter un scandale en ne mettant pas sur la place publique, les audios dans lesquels un préfet engage la responsabilité du gouvernement, dans un complot contre un élu de la nation. Effectivement, 24 heures après cette rencontre, le préfet a été convoqué et entendu au ministère de l’Intérieur.

J’ai cependant et malheureusement noté qu’après cette audition, le préfet n’a subi aucune sanction. Pourquoi ? Je n’en sais rien.

De retour à Tiassalé, le préfet a annoncé qu’il était en congé et s’est éloigné de la préfecture en confiant l’intérim à la secrétaire générale de la préfecture.  Aujourd’hui, j’ai compris que ce prétendu congé, n’était qu’’une manœuvre orchestrée pour gagner du temps. En effet, alors qu’il prétendait être en congé, le 19 juillet 2023, le Préfet de Tiassalé, en violation totale de son obligation de réserve, s’est répandu encore et cette fois-ci dans la presse, contre le député-maire de Tiassalé, au motif que j’aurais déclaré qu’il aurait été révoqué de ses fonctions, ce qui était totalement faux.

J’ai envoyé les propos écrits tenus par le préfet contre le député-maire que je suis, au ministère de l’Intérieur pour encore une fois attirer leur attention sur le comportement inacceptable du préfet qui, manifestement assuré de l’impunité dont il bénéficie, a décidé d’agir maintenant à visage découvert contre l’élu de la commune de Tiassalé.

Le vendredi 21 et le samedi 22 juillet, j’ai reçu à Tiassalé, une mission de médiation envoyée par le ministère de l’Intérieur, mission conduite par le Préfet Hors Grade Dacoury, conseiller spécial du ministre de l’Intérieur. Cette mission avait pour objectif de me convaincre de laisser tomber l’affaire et de me réconcilier avec le préfet malgré toutes les fautes graves qu’il avait commises et continuait de commettre.

assale maire taissaleAprès deux rencontres d’échanges de plus de plus de deux heures chacune, la mission de médiation s’est soldée par un échec car j’ai considéré et à raison, cette démarche comme la confirmation définitive du fait qu’effectivement, le préfet de Tiassalé était en mission pour le compte du gouvernement, contre le maire de Tiassalé et que cette mission, comme il l’a dit lui-même, est de faire en sorte que le 2 septembre, je ne sois plus le maire de Tiassalé, peu importe le résultat des urnes.

J’ai prié le préfet Dacoury, chef de la mission, d’informer monsieur le ministre de l’Intérieur que si, au 31 juillet 2023, le préfet de Tiassalé n’avait pas été retiré de la ville, je prendrais publiquement la parole pour m’adresser à l’opinion nationale et internationale, sur la machination en cours en ce moment à Tiassalé et dont l’objectif final est d’opérer un braquage électoral le 2 septembre.

Autre fait à signaler dans le cadre de cette affaire, c’est que le lundi 24 juillet, j’ai mis à la disposition du commandement supérieur de la gendarmerie, l’enregistrement audio dans lequel, le préfet ordonne au commandant de compagnie de la gendarmerie de Tiassalé, de placer les locaux de la CEI de Tiassalé sous surveillance jusqu’à nouvel ordre, parce que « Assalé veut créer du désordre ».

La veille, le dimanche 23 juillet aux alentours de 1H 30 minutes, j’ai reçu à ma résidence à Tiassalé, la visite du Commandant supérieur de la gendarmerie, le général Alexandre Apalo. Contrairement à la folle rumeur qui court en ce moment à Tiassalé et qui fait état de ce que la gendarmerie m’aurait demandé de me retirer des élections du 2 septembre autrement je serais arrêté, le général a dit, sans qu’il ne soit nécessaire ici pour moi de rentrer dans tous les détails, qu’il était venu « pour attirer mon attention sur certaines de mes publications sur les réseaux sociaux qui seraient sensibles pour la sécurité du pays ».

Le général a précisé qu’il s’agissait d’« une visite fraternelle » pour « parler avec un frère et lui donner des conseils fraternels ». Il ne m’a donc pas été demandé de me retirer de la course à l’élection municipale du 2 septembre à Tiassalé et je n’ai fait aucun bruit sur cette visite. Chers confrères et pour en revenir aux éléments évoqués avant le paragraphe sur le commandant supérieur de la gendarmerie, je ne sais pas, à ce jour, bien que j’ai des indices, qui dans le gouvernement ivoirien, a mis en mission, le préfet de Tiassalé ainsi qu’il le dit lui-même, contre l’élu que je suis.

Je ne sais pas qui exactement dans le gouvernement, a dit au préfet que le gouvernement attend au tournant le maire de Tiassalé, le 2 septembre.

Je n’engage donc pas tout le gouvernement dans cette affaire. C’est pour cela qu’après le ministre de l’Intérieur, j’ai écrit au Premier ministre le 19 juin 2023, puis après, au président de la République, le 5 juillet 2023, aux fins d’appeler leur attention sur la situation qui prévaut à Tiassalé, situation objectivement orchestrée par le préfet, et qui pourrait déboucher sur de graves violences à l’occasion des élections à venir.

assale tiemoko prefet 6 Je n’ai pas eu à ce jour, ni de la part de la primature, ni de la part de la présidence de la république, une suite à ces courriers. Je n’en tire cependant, aucune conclusion hâtive. J’appelle le gouvernement de Côte d’Ivoire à faire en sorte que toute la lumière soit faite sur cette affaire pour que le préfet de Tiassalé dise quelle autorité dans le gouvernement, l’a mis en mission contre le député-maire Assalé Tiémoko, au motif que ce dernier, a défendu les populations ivoiriennes contre les agissements des multinationales du secteur de la téléphonie mobile.

En attendant cela, et vu que le temps passe et que malgré les évidences et les preuves, rien n’est fait pour appliquer la loi au Préfet de Tiassalé, j’ai décidé d’ébruiter l’affaire, pour ma propre sécurité, car je ne me sens plus en sécurité, ni à Tiassalé, ni à Abidjan.  Autre élément à verser à cette affaire et qui avoir un lien avec ce qui se passe à Tiassalé, c’est que, à l’affichage de la liste électorale provisoire, mes équipes et moi, avons découvert que, des individus de nationalité étrangères connue notoirement à Tiassalé ainsi que tels, se sont retrouvés pour la première fois, sur la liste électorale de Tiassalé.

J’ai personnellement enquêté et documenté des cas de fraudes avérées sur la nationalité ivoirienne et, déférant au commandement de la loi en ma qualité d’officier de police judiciaire ainsi que cela est prévu par les articles 27 et 31 du code de procédure pénale, j’ai saisi le substitut du procureur de la République près la section de tribunal de Tiassalé, d’une dénonciation pour fraude sur la nationalité ivoirienne.

Pour ouvrir une enquête sur cette dénonciation documentée, il fallait que le substitut de Tiassalé obtienne l’autorisation du procureur de Yopougon dont il dépend. Cette autorisation ne venant pas, le 19 juin, j’ai dénoncé les mêmes faits, au procureur de Yopougon. Lequel, m’a fait l’honneur de me recevoir le 24 juin pour m’informer qu’il avait besoin de l’autorisation du ministre de la justice avant d’autoriser à son tour, le substitut de Tiassalé, d’ouvrir une enquête pour entendre les fraudeurs présumés.

Cette autorisation du ministre, ne venant pas, j’ai écrit directement au ministre de la Justice, le 5 juillet et je lui ai produit, des éléments indiscutables de fraude sur la nationalité ivoirienne. A ce jour, le ministre de la Justice n’a donné aucune suite à ma saisine. Il le fera peut-être un jour pour qu’une enquête soit ouverte sur ces fraudes présumées.

Devant le silence du ministère, j’ai requis à mes frais, les services d’un commissaire de justice, aux fins de saisir la section de tribunal de Tiassalé d’une procédure en citation directe contre les fraudeurs présumés dont certains sont dans l’équipe de campagne du candidat du RHDP, pour qu’ils soient interrogés sur les conditions dans lesquelles, ils ont pu se faire délivrer la carte d’identité nationale ivoirienne.

La première audience, après le paiement du cautionnement, est prévue pour le 18 octobre prochain parce que, entre-temps, les vacances judiciaires sont intervenues. En attendant, le 2 septembre, ces personnes soupçonnées d’avoir fraudé sur la nationalité ivoirienne ou plus précisément, qui ont fait de fausses déclarations pour se procurer des documents d’identité ivoiriens et qui se sont inscrites sur la liste électorale de la commune de Tiassalé, iront voter alors qu’ils n’en n’ont pas le droit. J’observe, qu’alors qu’on poursuit à grande publicité des personnes pour fraude sur des passeports ivoiriens, à Tiassalé, les fraudeurs sont à la fête, car se sentant protégés.

Pourquoi le ministère de la Justice garde le silence sur une telle affaire ? Demain, peut-être, on saura la vérité.

assale tiemoko prefet 5C’est pour tout ce qui précède et qui me chagrine énormément, qui apparait comme le resserrement jour après jour de l’étau de la puissance publique contre un élu, que j’ai décidé de parler publiquement, pour ma propre sécurité, mis en danger par un préfet au-dessus des lois.

Chers confrères, voilà pour les faits.

Le 31 juillet, en prélude à cette prise de parole, j’ai organisé une série de rencontres à Tiassalé. J’ai reçu et informé les chefs des villages de la commune de tout ce qui précède. J’ai reçu et informé les conseillers municipaux de cette situation. J’ai reçu et informé les chefs de communauté de Tiassalé de ce complot en cours d’exécution. J’ai reçu et informé les membres de l’Association des pasteurs évangéliques de Tiassalé, de la guerre menée contre un élu pour avoir défendu le peuple. J’ai échangé dans la soirée du 31 juillet, avec les imams et le curé de l’église catholique de Tiassalé.

 

CONCLUSION

Selon le Préfet de Tiassalé, au motif que j’ai défendu les Ivoiriens pendant la crise de la data, le gouvernement m’attend au tournant le 2 septembre et il sera fait usage de tous les moyens, pour qu’il me soit retiré la légitimité qui me permet de parler aux noms des populations de Côte d’Ivoire. Après la mairie qu’ils veulent récupérer par tous les moyens, ce sera, comme ils l’ont déjà annoncé sur le terrain, les législatives.

Aujourd’hui à Tiassalé, sous la protection du préfet qui harcèle les forces de l’ordre par des incessants coups de fil, le candidat du RHDP, le nommé Sanogo Dramane Alpha, se permet tout.

Il dit qu’il est le nouveau maire en exercice de la ville, il tente de corrompre mes collaborateurs en leur promettant des promotions dans l’administration. Je l’ai même interpellé par écrit, à ce sujet. Il a envahi la ville avec des pancartes de campagne, distribué des tee-shirts de campagne marqués « élections municipales 2023 » et déjà portés par les militants du RHDP à Tiassalé.

Ses équipes parcourent les domiciles dans la ville pour récupérer, y compris par la menace, les cartes d’électeurs et les cartes d’identité de nombreuses populations tant dans la ville que dans les villages.

Tout cela se passe sous les yeux du préfet qui cautionne tout puisqu’il est le maitre d’œuvre de « l’Opération Dégager Assalé Tiémoko par tous les moyens ».

assalé tiémoko accuse le gouvernement de complot ledebativoirien.netLa CEI de Tiassalé est désormais dirigée par un collaborateur du candidat du RHDP, ex-président de l’association des enseignants RHDP de Tiassalé. Pendant la période de la révision de la liste électorale, alors que ce président militant remettait chaque soir les statistiques des personnes enrôlées au candidat du RHDP, jamais il n’a accepté de remettre copie de ces statistiques au maire de la ville.

J’ai été voir le Préfet à son cabinet pour lui exposer cette question, le préfet n’a donné aucune suite et je n’ai eu aucune statistique de l’enrôlement jusqu’à la fin du processus. Le 23 janvier 2023, j’ai saisi le président de la Commission Electorale Indépendante à Abidjan, de cette flagrante collusion entre le bureau de la Cei-Tiassalé et le candidat du RHDP.

Cette collusion entre le président local de la CEI et le candidat du RHDP a eu pour conséquence, le recrutement à 100% de militants du RHDP pour la révision de la liste électorale, tous les jeunes non marqués RHDP qui ont déposé leur candidature, n’ont pas été retenus. C’est exactement ce qui va se faire encore le 2 septembre pour la désignation des responsables des bureaux de vote, qui seront essentiellement et sauf miracle, des enseignants estampillés RHDP.

Cher Ivoiriens, les questions qui se dégagent de tout ce qui précède, sont les suivantes :

1/ Est-ce que je devrais aller à cette élection en sachant que la décision a été prise par le gouvernement selon le préfet, pour que je ne sois plus le maire de Tiassalé le 2 septembre ? 2/ Devrais-je aller à cette élection en sachant que mon adversaire n’est pas le candidat du RHDP mais selon le préfet, tout le gouvernement qui « m’attend au tournant » ?

3/Devrais-je aller à cette élection dans une ville avec un préfet qui n’hésite pas à mettre en danger ma vie et ma sécurité en donnant des ordres mensongers aux forces de l’ordre ? 4/ Devrais-je aller à cette élection en sachant que le préfet a déjà rédigé son rapport du 2 septembre en disant déjà que j’ai préparé les mentalités des populations à refuser ma défaite et que je serais par conséquent responsable des violences qu’ils vont eux-mêmes orchestrer ?

Chers Ivoiriens, ma réponse à ces questions inquiétantes est la suivante :

J’irai à cette élection, peu importe ce qui va se passer le 2 septembre, pour une seule raison. Je me suis engagé en politique pour servir la cause du peuple, pour défendre le sort du peuple, pour lutter contre l’arbitraire et l’injustice.  C’est toute ma vie qui est là, ainsi résumée.

Selon le préfet, c’est parce que j’ai défendu les Ivoiriens malmenés par une décision appauvrissante, qu’ils ont décidé de me punir, de me chasser de la mairie. J’en prends acte et je m’en vais vous poser cette question. Existe-t-il un meilleur hommage qu’on puisse rendre à un élu, que de le mettre à « mort politique » parce qu’il a défendu son peuple ?

J’irai à cette élection parce que victoire ou pas, ma vraie carrière politique commencera le 2 septembre 2023. Ils ne réussiront donc pas à me briser. J’appelle les populations de Tiassalé au calme et à se mobiliser pour aller exprimer le 2 septembre, leur choix souverain dans les urnes. J’appelle le secrétaire général de la Fesci, Allah Saint Clair, à tenir éloigner son organisation des élections à Tiassalé.

Côte d’Ivoire-crise préélectorale à Tiassalé: Assalé Tiémoko accuse le Préfet d'être au cœur d'un complot électoral orchestré par Abidjan contre lui LEDEBATIVOIRIEN.NETJe l’appelle précisément à interpeller le secrétaire de la Fesci au campus d’Abobo, à renoncer à la mission qui lui a été confiée pour le 2 septembre et pour laquelle il a séjourné à plusieurs reprises dans la ville de Tiassalé ces cinq derniers mois. J’appelle toutes les personnes qui n’ont aucun intérêt à Tiassalé et qui cependant ont été convoyées pour s’enrôler à Tiassalé, à rester chez elles, le 2 septembre 2023.

La nouvelle Côte d’Ivoire pour laquelle nous nous battons, ne se construira pas avec des dirigeants locaux désignés par des mercenaires électoraux et qui n’auront donc aucun respect ni aucun compte à rendre aux populations locales qu’ils veulent gouverner. La politique, on la fait pour que les gens vivent et vivent mieux, pas pour qu’ils meurent. C’est là, ma philosophie.

Je n’ai pas été un mauvais maire, un maire paresseux, sans compétence, j’ai un bilan à la tête de la commune de Tiassalé, j’ai apporté en cinq à cette commune et à ses villages et campements rattachés, ce qu’ils n’ont pas reçu en plus de 25 ans. Je fais partie des meilleurs maires de ce pays, le deuxième prix national d’excellence que le président de la République m’a décerné en est la preuve vivante et historique.

J’irai donc à cette élection malgré tout.  Je ferai face à tous les comploteurs réunis y compris le préfet, et quel que soit ce qui se passera, je resterai la tête haute et ma carrière politique continuera. Parce que j’ai l’avenir pour moi… et que mon engagement en politique a pour seul objectif, le bien de notre pays et de ses populations. Je vous remercie.

Fait à Tiassalé le 10 août  2023

ASSALE TIEMOKO ANTOINE-Député-Maire indépendant de Tiassalé

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