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Urgent-islam-Ramadan-ultime mois de pénitence : le calvaire et la soumission des femmes ?

‘‘Pendant le carême, c’est nous les femmes qui endossons la lourde charge pour la rupture du jeûne et subissons les caprices des hommes. C’est le moment de montrer notre valeur entant que femme ”

 

L’ultime mois de pénitence fait endosser les femmes musulmanes de lourdes tâches dans les ménages. Ce n’est pas tout, elles subissent aussi les caprices des hommes dans l’organisation et la mise en œuvre des différents mets, et ce, pour la rupture du jeûne. Cela démontre la soumission sans condition malgré l’égalité du genre. Rencontrées ce weekend dans les rues de la capitale économique  ivoirienne, dans les marchés et dans les  entreprises par l’équipe de ledebativoiren.net, elles pensent que ce sont les femmes qui harmonisent le temps de jeûne à cause de leur sens de responsabilité féminine.

Malgré la lutte perpétuelle pour l’égalité entre l’homme et la femme, les femmes ivoiriennes restent toujours soumises avec leur sens de responsabilité féminine. Cela se découvre clairement lors de certains moments socioreligieux. La femme demeure une ”perle rare” pendant ces rites religieux, surtout pendant le carême ou Ramadan, un mois de pénitence des moments forts de la religion musulmane. C’est le mois de pardon, de prières intenses, de repentance, de délivrance, de sainteté et surtout de partage. C’est un moment où l’on se retranche en intimité avec son Dieu.

Selon plusieurs femmes musulmanes interrogées,  pendant ce dur temps mêlé à une communion fraternelle, la femme reste beaucoup présente et elle doit mettre en application sa soumission. Elle doit endosser le processus de préparation d’une meilleure rupture du jeûne au temps indiqué par l’islam.

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Toure Rokia Y. opératrice économique raconte le calvaire que la femme endure lors du jeûne. Pour elle, malgré le statut social de la femme, elle doit s’investir pour rendre son local propre et prendre soin de sa maisonnée. «Malgré la pénitence, c’est-à-dire la soif, la faim, la fatigue, la femme doit être à l’heure pour la rupture en présentant tous les mets bien garnis et bien faits pour une bonne fin de jeûne. D’abord très tôt vers 4 heures du matin, nous devons être sur pieds avec nos filles et nos femmes de ménage pour que tout soit prêt à temps. Tout le monde doit manger avant la levée du jour.»

Elle pense que c’est le lieu de montrer le sens de la responsabilité féminine dans la maison. «Dans ce cas on ne pourra même pas parler de l’égalité entre homme et la femme. Parce que non seulement tu dois te réveiller très tôt pendant que l’homme dort, tu dois servir la nourriture et rendre le local propre. Tu dois aussi être à l’heure de la prière. Ainsi, dans la journée on est obligé d’aller vaquer à nos occupations sans oublier de se rendre vite à la maison.  La confection des différents mets pour la rupture du jeûne dans la soirée est très préoccupante,  mais  importante. Pendant que les hommes se ressourcent quelque part pour se reposer ou pour vaquer à leurs occupations, en attendant la fin du jeûne, la femme reste active 24h/24h », ajoute-t-elle.

Quant à Kady Diomade Yahi, fonctionnaire, elle trouve que le mois de carême est un mois où la femme doit se montrer très agréable, douce, soumise et prête à supporter les caprices des hommes. «C’est le moment de montrer notre valeur entant que femme. Souvent même les hommes pensent qu’ils sont les plus affamés ou les plus fatigués, entant que femme tu avales ta faim et ta soif pour te mettre au service de ton homme afin que le jeûne ne pèse pas sur lui.» Et de montrer les stratégies et techniques adoptées par la femme pendant le jeûne. «Pour que cela soit, la communication avec l’homme doit être modérée et les mots doivent être choisis pour éviter des tentions inutiles. La femme doit être au petit soin de son homme. Répondre à ses désirs et ses besoins, pensez à une bonne préparation de la cuisine de rupture. C’est la femme et elle seule qui doit harmoniser le moment de carême pendant ces 30 jours de jeûne. C’est ma conception des choses», révèle-t-elle.

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musilmanes ivoiriennes et le ramadan ledebativoirien.net Toutes les femmes entretenues, ont réagi de la même manière. A les suivre, la femme est le socle d’une famille épanouie et heureuse,  durant ce moment de pénitence. «Nous les femmes, nous devrions être beaucoup soumises et  être Femmes, afin de parfaire ce moment important de la vie d’un musulman. Parce-que c’est en ce moment là que nous échangeons beaucoup avec nos maris et nous débattons les problèmes clés et les projets de nos différents foyers. Donc pendant le mois de pénitence nous devons endosser tous les problèmes qui en découlent, pour que les requêtes des prières de nos différentes familles soient exhaussées.»En général, le mois de carême est un mois de réconciliation et de règlement des problèmes entre femmes et maris.

Hortense Loubia Kouame

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