Mort de l’enseignant à l’université de Man : les Enseignants-Chercheurs et chercheurs appellent du Président Ouattara une enquête-le SAGEC monte le ton et met en garde

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Le Syndicat Autonome pour Garantir l’Epanouissement des Enseignants-Chercheurs et Chercheurs (SAGEC) a monté d’un cran ses revendications et dénonciation de l’ambiance à l’enseignement supérieur, lors de dernière assemblée générale dite décisive du mercredi 08 mai à l’université Felix Houphouët-Boigny de Cocody.

Enseignement Supérieur: les Enseignants chercheurs haussent le ton : "Rien que du mépris total a u ministère...Nous entamons 72h de grève" Dr Koba Marius

L’atmosphère s’alourdie de plus en  plus  au ministère de l’Enseignement  Supérieur tenu par le  ministre Pr Adama Diawara. Ils sont venus de tous les coins des  universités publiques de  la Côte d’Ivoire eu égard à l’importance des questions  à  débattre.

Les réflexions se sont  articulés autour du ‘‘Statut’’ et de la ‘‘plate-forme revendicative’’. Après plusieurs heures de discussions entre le Bureau national du SAGEC et les militants de base, plusieurs points ont été arrêtés.

Dr Koba Louis SG du syndicat faisant  le  point du premier point portant sur le ‘‘Projet de Statut Particulier’’ qui est le vœu le plus chère de tous les enseignants-Chercheurs et chercheurs de Côte d’Ivoire, indique :

 « Nous estimons qu’il y a une injustice professionnelle liée à Notre Corporation.  C’est pourquoi nous demandons un statut particulier pour les enseignants-Chercheurs. En sortant du statut général de la fonction publique c’est une injustice qui est réparée pour les  enseignants-Chercheurs et Chercheurs. On ne peut pas avoir un Bac plus 8 et revenir sur le grade A4 correspondant à ceux qui ont la maîtrise.

C’est vrai qu’on va vous dire qu’il y a une bonification de l’indice salariale, mais l’indice salariale ne résout pas le problème, parce que nous avons affaires à des universitaires. Ensuite nous avons notre profil de carrière qui se fait à l’international à travers le concours du CAMES. Pour toutes ces raisons, nous estimons que réparer cette injustice, il faudrait un statut particulier ».

Parlant du deuxième point de cette assemblée générale relatif à la question de paiement des primes.

Enseignement Supérieur-la menace de l’intersyndicale : « Nous demandons l'amélioration des heures supplémentaires », Emerson Gapea ledebativoirien.net

« Nous sommes de façon récurrente victime des retards de paiement en ce qui concerne les accessoires de salaires, c’est à dire les primes de recherche, les rappels de tous qui sont promus après le concours du cames et également des heures supplémentaires et les émoluments d’encadrement. Nous ne pouvons accepter qu’un enseignant-chercheur soit payé le 10 ou le 15 du mois.

On nous a dit qu’il y a un compte pourtant on nous dit qu’il un compte unique du trésor qui paye tous les salariés des EPN entre le 23 et le 31 du mois. Mais nous nous retrouvons jusqu’au 15 du mois. C’est une humiliation que nous ne pouvons plus accepter. 

C’est pourquoi d’ici la fin de ce mois de mai, si tous les appels des reliquats ne sont payés, nous nous réservons le droit de mener toutes les luttes nécessaires pour que les paiements soient immédiats », fait-il entendre. Abordant la question des 12 enseignants de l’université de Man et de décès du docteur Amorlaye Kouakou, le SG du SAGEC nous a fait savoir qu’il a été victime d’un abus d’autorité.

« Toutes les dispositions disciplinaires n’ont pas été prises en compte pour que les 12 camarades de Man soient sanctionnés. Lorsqu’on a donné l’information à Amorlaye Kouakou que son salaire a été suspendu, il a piqué une crise. Nous demandons au président de la république l’ouverture d’une enquête pour voir s’il n’y a pas lien entre l’information  suspension de son salaire  et sa mort. De deux, la sanction n’est pas encore levée et les camarades depuis plus d’un an sont là à ne rien faire.

enseignant de aman

Nous ne pouvons pas accepter que nos camarades soient injustement sanctionnés sans qu’il n’y ait réparation. C’est vrai qu’ils ont commencé à percevoir leurs salaires mais il faut qu’ils soient réintégrés.

Le ministre de tutelle a été informé, mais rien n’a été fait. Nous avons demandé au président de l’Assemblée Nationale l’ouverture d’une enquête parlementaire pour situer  les responsabilités ».

Le leader syndical a dénoncé l’absence du SAGEC aux discussions sectorielles. « Nous ne comprenons pas ce mépris total de notre ministère de tutelle, alors que le SAGEC a vu le jour avant ces organisations qui prennent aux discussions »

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TAHOU MARTIAL

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